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 Epizootie, épidémie, un coupable : l’élevage intensif!

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Arkana
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MessageSujet: Epizootie, épidémie, un coupable : l’élevage intensif!   Dim 30 Avr - 15:16

Ecologie politique : Epizootie, épidémie, un coupable :
l’élevage intensif !


***Ecologie politique : Epizootie, épidémie, un coupable : l'élevage
intensif ! * Par Claude TIMMERMAN
(www.les-identitaires.com)

La grippe aviaire n'est que le prélude à l'horreur pandémique

Après dix années d'imprévoyance et d'obstination nous y sommes : une pandémie virale est probablement en marche.
Non pas la prolifération du virus H5N1, mais celle qui va découler de l'instabilité virale induite et des recombinés potentiels interespèces dont nous ne savons rien puisqu'ils ne sont pas encore observés (du moins officiellement, car les autorités s'agitent beaucoup, brusquement…). A l'origine, en 1995, un rapport adressé à l'OMS précisait les points suivants:

- Le virus de la grippe aviaire, le virus de la grippe porcine, le virus de la grippe humaine sont tous trois de la même famille et sont potentiellement hybridables.

- La multiplication, dans une même région d'élevages intensifs, à la fois porcins et avicoles, créera des foyers potentiels d'infestation d'autant plus dangereux que ces élevages seront plus densifiés.

- La détestable pratique consistant dans les élevages à incorporer à la nourriture des substances antibiotiques, par essences mutagènes, conduira ces virus à muter de façon répétitive (en les rendant génétiquement instables) et à sélectionner des souches résistantes aux rares agents dont on dispose et qui sont susceptibles de lutter efficacement contre eux (dans l'immense majorité des cas, les antibiotiques sont totalement inefficaces contre les virus).

Les variétés animales utilisées dans ces élevages intensifs, issues des recherches sur "l'amélioration animale", seront fragilisées physiologiquement et ne disposeront plus des défenses immunitaires habituelles de ces animaux que l'on observe encore dans les races anciennes aujourd'hui délaissées pour cause de "manque de rentabilité". Ces trois virus seront susceptibles de s'hybrider entre eux et pourraient conduire à la "création" de formes virales mixtes capables de contaminer l'homme dans des conditions d'autant plus dramatiques que l'on ne disposerait alors d'aucune arme sérologique pour lutter efficacement contre ce monstre viral.
Le processus étant lié à la densification des élevages, et se trouvant répétitif par nature, c'est à un ensemble d'hybrides pouvant avoir des caractéristiques sensiblement différentes les unes des autres que l'on doit s'attendre, ce qui nécessitera des recherches longues et différentes au cas par cas. On doit donc tout particulièrement surveiller trois zones à forte densité de population humaine où la densité de ces élevages est importante : en France la Bretagne, les Pays-Bas, et généralement le Sud-Est asiatique…
Là les conditions sont réunies et les risques majeurs. En dépit de ce rapport, comme si de rien n'était, on a continué, depuis dix ans, à développer les technologies d'élevage intensif et on a couvert la planète de ces réceptacles à micro-organismes que sont les poules rousses "améliorées" à croissance très rapide qui pullulent aujourd'hui sous toutes les latitudes… Ce sont elles, dont les images ont été relayées sur les ondes, qui sont à l'origine des souches virales mutées. Comme les poules ont un cycle de vie plus court et une capacité de reproduction bien plus importante que les porcins, elles sont statistiquement les plus aptes à générer le plus grand nombre de sujets et de recombinaisons génétiques…

Et le résultat ne s'est pas fait attendre, un joli mutant bien virulent pathogène est apparu : H5N1. Il a commencé à s'étendre sur toute l'Asie, le Proche-Orient et plus récemment l'Afrique de l'ouest où on l'a repéré essentiellement, comme par hasard, dans ces mêmes élevages de poules rousses… Les oiseaux migrateurs, qui ont bon dos dans cette affaire, se sont retrouvés contaminés bien contre leur gré ! Tout le monde s'est aussitôt ligué derrière des "spécialistes" pour invoquer le rôle de ces oiseaux dans l'extension du virus, mais si certaines espèces dont le cygne sauvage sont visiblement atteintes, rien ne prouve que l'extension virale ne soit pas liée à de simples échanges commerciaux de volailles de ferme contaminées.
Cela est quasiment sûr pour l'infestation balkanique et aujourd'hui très fortement soupçonné pour l'infestation nigériane, mais cela n'évite pas la contamination annexe de la faune sauvage. Tous les spécialistes s'angoissent, non pas de voir le H5N1 s'étendre en tant que tel – il n'a pas tué plus de cent personnes sur le globe, ce qui est nettement moins que n'importe quelle grippe classique annuelle dans la seule région parisienne – mais d'observer à la faveur de l'infestation d'un de ces élevages intensifs infernaux une capacité de mutation nouvelle permettant sa transmission directe d'homme à homme… et bien entendu, il y a toutes les raisons de redouter que cela arrive !

La catéchèse officielle se limite aujourd'hui à reconnaître qu'une maladie virale de type grippal transmissible de l'animal à l'homme est reconnue et pandémique. Mai rien n'interdit d'entrevoir, les conditions d'élevage ne changeant pas, car les productivistes agricoles ont la tête dure, que de nouvelles souches mutées puissent apparaître et avoir directement ces propriétés. C'est peut-être même le cas au Nigeria. On admet que le taux de mutation spontané d'un virus dans ces conditions est de l'ordre du
millionième. Alors comptez le nombre de mutants possibles chez un seul individu infecté lors du développement viral. Multipliez par le nombre d'animaux en cause et vous verrez que la probabilité d'obtenir le virus adéquat est loin d'être négligeable ! Mais quel est-il ? Tout simplement un virus de type H5N1 ou autre, capable de se développer chez l'homme où il s'hybridera avec un virus grippal humain pour assurer une transmission pathogène efficace d'homme à homme !
C'est à cette éventualité que l'on essaye à grands renforts de médias de préparer aujourd'hui la population. Mais il faut bien comprendre que ce ne sera encore qu'un premier stade : l'homme, espèce la plus contaminante qui soit, va bien évidemment ici où là contaminer ses propres élevages porcins, où les mêmes causes produisant les mêmes effets, on va assister à l'émergence de recombinats viraux pathogènes volaille/porc/homme dont la nature et les effets sont simplement impossibles à imaginer en l'état actuel des choses ! Dans l'intervalle, on amuse la galerie et on fait la fortune de laboratoires en stockant des masques de protection ou en engrangeant du Tamiflu dont on sait déjà que son action sera limitée voire inefficace sur certaines souches dérivées déjà connues du H5N1, et que des effets secondaires sont probables… Tout un programme ! Comme disait Talleyrand : « Quand c'est urgent, c'est déjà trop tard ! ». Aujourd'hui la faune sauvage est potentiellement contaminée et c'est dramatique. Beaucoup plus dramatique que les petits problèmes d'infestations locales de poulaillers : ces espèces sauvages sont multiples et génétiquement très différentes (il y a plus de distance génétique entre deux espèces de canards qu'entre le porc et l'homme par exemple) et il est impossible de savoir quel groupe d'oiseaux est susceptible de développer la maladie, de la véhiculer, voire… de faire muter le virus… et vers quoi ? Si l'oiseau infecté peut amener à une certaine contamination humaine, ce qui est avéré, on peut penser qu'il peut aussi conduire à une contamination des autres primates, voire d'animaux d'autres groupes absents des zones d'élevage et d'habitat humain, donc non encore repérés.

On constate que l'immense majorité des animaux infectés morts sont des cygnes sauvages et des canards milouins alors qu'on aurait pu s'attendre d'abord à la contamination des foulques et des poules d'eau. Personne ne parle d'ailleurs de la contamination possible du cygne tuberculé qui orne nos pièces d'eau… Rien ne dit que d'autres espèces, notamment en Afrique, ne sont pas susceptibles d'irradier la maladie dont on ne connaît pas les porteurs sains. C'est donc tout le biotope qui est aujourd'hui menacé : la survie et la disparition potentielle de centaines d'espèces animales sont en jeu ! Au-delà du seul problème humain, là est l'enjeu réel des mutations à venir du H5N1 ou de ses pareils. En France, comme d'habitude, tout va pour le mieux : le gouvernement a prévu de subventionner les volailles abattues lors de l'instauration de périmètres de sécurité autour des élevages infectés. Maintenant que le principe de précaution figure dans la constitution, à travers la Charte de l'Environnement, on va pouvoir s'en donner à cœur joie sans que personne ne puisse s'opposer aux massacreurs !
C'est ainsi que récemment la forêt de Bretonne a été le théâtre d'un honteux massacre de cerfs suspectés d'être porteurs de la tuberculose bovine… Cela a des relents de fièvre aphteuse…

Il est d'ailleurs curieux de noter que, comme la filière bovine avant la vache folle, la filière volaille connaît depuis deux ans quelques soucis.
Cette semaine dans le Sud-ouest, un gros abattoir à volailles déjà mis en liquidation judiciaire a été dispersé aux enchères publiques. Compte tenu de la légendaire lenteur judiciaire française on est au moins sûr d'une chose : cette liquidation-là ne doit rien à l'affaire récente du H5N1 I Mais il
tombe décidément bien à propos pour sauver financièrement certains de ceux qui continuent à poursuivre des modes d'élevage intensifs à l'origine du processus pathogène… Il n'y a pas de hasard.


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Daniel
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