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 La réintroduction ne garantit pas le sauvetage des ours

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Arkana
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MessageSujet: La réintroduction ne garantit pas le sauvetage des ours   Lun 12 Juin - 17:01

La réintroduction ne garantit pas le sauvetage des ours
pyrénéens


http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-779705@51-779801,0.html

La réintroduction ne garantit pas le sauvetage des ours pyrénéens LE MONDE |
05.06.06 | 15h07 • Mis à jour le 05.06.06 | 15h07


Après des débuts en fanfare, les lâchers d'ours slovènes dans les Pyrénées se poursuivent, de façon plus discrète, pour éviter à la fois de mettre en danger les animaux et les heurts entre partisans et opposants à cette campagne de réintroduction. Après Palouma et Franska, Hlava a été lâchée, loin des regards, dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 mai. Puis cela a été le tour de Balou dans la nuit du jeudi 1er au vendredi 2 juin. Un cinquième animal devrait rejoindre les Pyrénées d'ici à l'été. Ainsi renforcée d'un mâle et de quatre femelles, la population des ours des Pyrénées aura-t-elle une chance d'être viable dans le massif ? Rien n'est sûr. Car au vu de la forte opposition locale à la réintroduction de cette espèce, le nombre d'animaux relâchés a été calculé au plus juste.

Plusieurs conditions doivent être réunies pour que l'opération soit un succès. Tout d'abord, l'espèce doit trouver un habitat favorable : milieux forestiers ou pelouses d'altitude. L'animal y trouvera son alimentation, essentiellement d'origine végétale, même s'il se nourrit aussi d'insectes, de charognes et d'animaux sauvages ou domestiques vulnérables, comme les brebis. L'espace qui lui est dévolu doit être de grandes dimensions : il faut au moins 100 kilomètres carrés à une femelle et 1 000 à un mâle ; mais leurs domaines peuvent se superposer. De ce point de vue, les Pyrénées conviennent parfaitement.

Mais combien d'ours réintroduire pour renforcer la population autochtone, qui compte entre 14 et 18 individus ? *"Il n'existe pas de chiffre magique"*, répond Pierre-Yves Quenette, biologiste, chef de projet de l'équipe ours de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Des modèles mathématiques, mis au point par M. Quenette et Guillaume Chapron, chercheur en écologie à l'Ecole normale supérieure, permettent de déterminer des seuils de viabilité en fonction du nombre d'individus, de la taille des portées (de un à quatre oursons), de l'intervalle entre les naissances (trois ans généralement), et de la mortalité. Cette technique s'apparente, selon M. Chapron, à de la *"météo des populations"*.

50 INDIVIDUS DANS VINGT ANS*

Selon ces calculs, pour obtenir une probabilité d'extinction inférieure à 10% dans les Pyrénées, il aurait fallu réintroduire quatre femelles et un mâle dans les Pyrénées centrales, et neuf femelles et quatre mâles dans les Pyrénées béarnaises, où survivent les derniers mâles de la branche
pyrénéenne, soit dix-huit animaux au total. Aucun n'a été relâché dans le Béarn, à cause de la forte opposition locale. Ce peuplement-là est donc condamné. Dans les Pyrénées centrales, où les ours sont issus des précédentes introductions, le chiffre de cinq a bien été retenu. *"C'était le seuil minimum et nécessaire. Il offre une garantie correcte,* estime M. Quenette. *En introduire davantage aurait été plus sûr, mais, vu le contexte social, un animal de plus ou de moins fait une grande différence."*

Si ces nouveaux venus se comportent comme leurs prédécesseurs importés dans les années 1990 de Slovénie, qui se sont bien acclimatés, il est envisageable qu'une cinquantaine d'ours peuple dans vingt ans les Pyrénées.
Personne n'a encore osé poser la question du nombre maximal d'animaux acceptable. *"Le milieu naturel pourrait accueillir deux cents ours*, calcule M. Quenette. *Mais, *interroge-t-il aussitôt, combien d'individus les populations locales sont-elles prêtes à tolérer ? Il faudra répondre à cette question." C'est aussi une affaire de moyens. Le budget annuel de la réintroduction de l'ours dans le massif s'élève à 3 millions d'euros, dont la moitié est consacrée aux indemnisations d'éleveurs qui ont perdu des brebis à cause du prédateur.

Tout dépendra du climat local. Un braconnage important peut compromettre le programme. Trois ours ont été abattus dans les Pyrénées depuis le début des années 1990. Or la nouvelle vague d'introductions a lieu dans une ambiance plombée. Les manifestations des deux camps se succèdent, les violences deviennent habituelles.

M. Quenette évoque "les menaces, les véhicules abîmés, les locaux saccagés". (!!!)
"Pour expertiser les prédations, les agents doivent être accompagnés par la gendarmerie, parfois nous devons renoncer à y aller", soupire le biologiste, qui s'attend à un été "difficile".
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