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 Un vote pour l'abolition!

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Arkana
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MessageSujet: Un vote pour l'abolition!   Mer 27 Sep - 20:58

Un vote pour l'abolition!


Chers amis de combat,

comme vous le savez, des responsables de différents partis politiques on
signé le manifeste du CRAC pour l'abolition des corridas : Yann Wehrling des
Verts, Antoine Waechter du MEI, Corinne Lepage, présidente de CAP 21, France
Gamerre, présidente de Génération Ecologie, Jacques Leboucher président du
MHAN et Jean-Marc Governatori président de la France en action. Les
programmes des différents partis politiques sont également en train
d'évoluer fortement.

Ainsi, hier dimanche 17 septembre, lors d'un vote au niveau national, la
fiche D9 ci-dessous a été approuvée à une très large majorité par les
instances dirigeantes des Verts. Pour la première fois, un parti de
gouvernement met noir sur blanc dans son programme l'abolition de la
corrida! Le sieur Noël Mamère n'a plus qu'à se taire!

La lutte continue plus que jamais et nous serons au rendez-vous pour
demander aux nombreux candidats de se positionner clairement dans le domaine
de la protection animale en générale et pour l'abolition totale de la
barbarie des arènes en particulier.

Bien à vous

Pour l'équipe
Jean-Pierre Garrigues
Président du CRAC


D9-Fiche Thématique Condition animale votée au cnir des verts le 17
Septembre 2006

Les animaux de compagnie ont un rôle social important et crée des liens
affectifs chez nos concitoyens. Toute maltraitance doit être stoppée et
condamnée

Les animaux placés sous la responsabilité de l’homme (qu’il s’agisse
d’animaux de compagnie, de loisirs, de production, d’aide aux handicaps, ou
d’expérimentation) doivent vivre dans le respect de leurs besoins
physiologiques. Ils doivent être protégés au mieux contre toutes douleurs,
maladies, blessures, peurs, et stress chroniques. Sur le terrain, ces
objectifs sont loin d’être atteints. La souffrance physique et psychique
trop fréquente, en raison d’intérêts économiques, par négligence ou manque
de moyens, ou simplement par ignorance.

Il s’agit donc d’utiliser et renforcer les outils pertinents permettant
d’améliorer les conditions de vie des animaux :

- par une meilleure information et formation sur ce problème.
- par l’application de la législation ce qui suppose la mise en
place de moyens appropriés.
- par des programmes d’aides spécifiques pour le bien-être animal
en agriculture, pour le remplacement des animaux en expérimentation.

L'animal est un être sensible capable de souffrance. Toute exploitation par
l'homme des ressources du monde animal doit se faire sans cruauté et avec
responsabilité ; il en va de notre dignité.

L'animal et la recherche

Le nombre d’animaux utilisés par les laboratoires, pour la recherche, reste
encore trop important (2,2 millions en France par an, 800 millions dans le
monde). L'expérimentation sur animaux vivants reste encore trop importante.
Certains chercheurs n'imaginent même pas que la science puisse se passer de
certaines de ces expérimentations

L'élevage

Les logiques productivistes ont conduit à l’exploitation industrielle du
vivant avec des pratiques inacceptables tant d’un point de vue éthique, de
conditions sanitaires, sonores et d’éclairages inadéquates. C’est une course
de vitesse absurde entre les maladies qui apparaissent, et des moyens de
lutte de plus en plus lourds et sophistiqués. Les crises sanitaires coûtent
cher en argent public comme en souffrance animale. Les repères fondamentaux
d’un élevage sain et naturel ont trop souvent été perdus.

La recherche en agriculture biologique manque gravement de moyens. Les
modalités de transports et l'abattage des animaux sont trop souvent
inacceptables. Ils sont à la merci des politiques commerciales des grands
distributeurs et groupements. Le consommateur est trop souvent désinformé.
Dénoncer la souffrance animale va donc ici de pair avec la promotion d'une
agriculture réconciliée avec la nature où produire a un sens : nourrir les
hommes, préserver l’avenir.

Les animaux de compagnie

Les animaux de compagnie ont un rôle social important et reconnu pour
l’équilibre affectif de nos concitoyens.

Toute maltraitance doit être stoppée et condamnée

En France, 54 % des ménages possèdent un animal de compagnie. Ce marché très
rentable crée une multiplication quasi incontrôlée de ces animaux. Outre les
nuisances pour certaines zones urbaines ou rurales, il en résulte de
nombreux abandons, ainsi que l'augmentation des trafics. On estime à environ
100 000 chiots et chats importés illégalement en France chaque année. Les
animaux sauvages sont également concernés : inadaptés à la vie en captivité,
leur surexploitation contribue à la disparition de l’espèce et à
l'appauvrissement de la diversité biologique. La logique de la société de
consommation s'applique ici à des êtres vivants.

Jeux et Pratiques cruelles

La souffrance des animaux devient injustifiable lorsqu’elle est mise en
scène pour le seul plaisir de l’être humain à savoir, dans les cirques et
les ménageries et certains zoos ou à l’occasion des corridas ou de combats
entre animaux.

PROPOSITIONS

Les activités humaines impliquant l'exploitation ou l’utilisation d'animaux
vivants doivent avoir pour souci constant d'éviter de les faire souffrir.

Donner un statut juridique spécifique aux animaux, conformément au rapport
sur le régime juridique de l’animal » remis par Mme Suzanne Antoine au
ministre de la justice. Celui ci préconise « une extraction complète de
l’animal du droit des biens, conformément à sa véritable nature d’être
sensible qui doit prévaloir sur son aspect de valeur marchande » et de
développer des sanctions pénales en cas de non-respect des dispositions
relatives à ce statut avec la mise en place des contrôles accompagnés.

Limiter l'utilisation des animaux aux seuls domaines de la recherche
médicale et aux seuls cas où elle est irremplaçable ; la supprimer dans la
cosmétologie (application de la directive Européenne), l'industrie et
l'armée. Améliorer les conditions de vie des animaux utilisés dans la
recherche, et développer les méthodes substitutives (cellules notamment),
afin de supprimer à terme le recours à l'animal vivant.

o Interdire totalement le commerce de fourrure d'animaux sauvages.

Interdire progressivement les élevages en batterie. Sur de longues distances
; transporter des animaux morts plutôt que des animaux vivants (ceci
implique la construction d'abattoirs de Proximité et une incitation à la
consommation de produits d’origine locale).

- Une recherche appliquée pour le bien être animal afin de
développer et d’améliorer les méthodes d’élevage dites alternative, et être
indépendante financièrement.

- Des aides spécifiques doivent être accordées pour soutenir des
pratiques de bien-être animal au-delà des normes a minima, pour les
investissements, par des paiements annuels, pour la formation, pour la
commercialisation. La PAC le permet. C’est une question de volonté
politique.

- Organiser l’évaluation scientifique du bien-être des animaux
pour qu’elle soit réalisée par des équipes indépendantes, du point de vue du
financement en particulier.

- Interdire les pratiques d’élevage les plus manifestement
cruelles pour les animaux : castration à vif (porcelets, chapons, etc.…)
gavage industriel, mutilations (coupe des dents, de la queue des
porcelets).

- Veiller à une application stricte de la réglementation
concernant l’abattage des animaux.

- Contrôler strictement (avec possibilités de sanctions) la
nature des élevages d'animaux de compagnie et les certificats de capacité.
Limiter la vente au seul éleveurs ou à des personnes dûment contrôlées,
inscrites, avec des animaux identifiés de façon officielle en application
des règlements existants. Les animaleries devront répondre à des critères
précis de confort, d'hygiène et de traçabilité. . Mettre l’accent sur la
responsabilisation des maîtres.

Contrôler et réduire la détention des NAC , qui sont pour la plupart des
animaux sauvages, avec à terme l’interdiction.

- Encadrer strictement la profession de vigiles avec chiens (la
plupart d’organismes privés). Instituer des contrôles réguliers,
vérification des certificats de capacité et des conditions de vie des chiens
sur le lieu de travail et le lieu de vie. Développer les systèmes
alternatifs à l’utilisation des chiens.

Tout ceci doit s’accompagner de moyens suffisants attribués aux directions
des services vétérinaires pour des contrôles strictes d’application de la
réglementation

+

o Inciter les particuliers à la stérilisation des animaux de compagnie
(campagnes d'information, aides financières aux associations proposant ce
service). Reconnaître le rôle de service public public des refuges.

Développer l’information sur les besoins comportementaux des animaux de
compagnie, cours de protection animale dans les écoles, formation des
agriculteurs, réorientation des formations agronomiques et en partie
vétérinaires, ancrage d’une éthique appliquée au niveau de la recherche

Toute instrumentalisation cruelle et dégradante d’animaux à des fins
ludiques ou de loisirs devra être interdite. Dans ce cadre, notamment
l'organisation de combats de coqs ou de chiens, de corridas devront être
interdites. Les dispositions concernant la chasse seront traités dans le
chapitre chasse de la protection de la Nature.

Les subventions aux spectacles comprenant des animaux ne pourront être
accordées que si ceux-ci sont dans de bonnes conditions sanitaires,
d’élevage et notamment dans des conditions qui leur permettent une vie
correspondant au respect du statut de l’animal, qui ne doit pas être
asservi.

- Interdire la construction de nouveaux delphinariums et
maryland ainsi que l’extension des existants. Interdire les cirques ne
satisfaisant pas aux règlements et repenser les zoos pour offrir aux animaux
détenus des espaces plus adaptés à leur nature.


Plan local


Résoudre les problèmes urbains liés aux animaux (domestiques ou non) en
impliquant et en soutenant les associations de protection animale,
notamment celles faisant œuvre de service public (aide à la stérilisation,
refuges).

- Reconnaître le rôle de l’animal dans la ville en mettant en
place des moyens financiers suffisants et créer une commission avec
différents intervenants : mairie, direction des services vétérinaires,
associations de protection animale, éducation nationale, associations
caritatives pour les sdf, vétérinaires, représentant du conseil général .

- Entreprendre, dans chaque commune, des campagnes de
stérilisation et d’identification des chats abandonnés et des chats errants.
Toute campagne doit être accompagnée d’action pédagogique.

Europe

Le cadre européen a déjà permis des avancées importantes ; les propositions
évoquées ici ont donc leur place dans le cadre d'une politique européenne.
Mais la France doit appliquer sans délai les directives et les
recommandations européennes (caillebotis, cages en batterie, et encourager
toutes les méthodes alternatives d’élevage (comme par exemple des méthodes
alternatives de production de foie gras, etc...) Suppression de tout élevage
industriel.
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