Tout savoir sur l'actualité dans la protection des animaux, agir par des pétitions, des lettres, des manifestations, et se faire de nouveaux amis!
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Lente mise à mort des corridas à Barcelone

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Arkana
Administrateur
avatar

Féminin
Nombre de messages : 3124
Age : 35
Localisation : Hainaut - Belgique
Date d'inscription : 16/08/2005

MessageSujet: Lente mise à mort des corridas à Barcelone   Mar 26 Déc - 23:48

Lente mise à mort des corridas à Barcelone


Madrid, Diane Cambon.

Publié le 23 décembre 2006

Actualisé le 23 décembre 2006 : 07h45

(DR).



Au-delà de la Catalogne, la culture taurine perd également de son influence sous la pression des «antitoro».


LES CORRIDAS ont leurs jours comptés à Barcelone. Pour des raisons financières, les arènes de la ville fermeront définitivement leurs portes à la fin de l'année 2007. La décision annoncée à la mi-décembre par l'entreprise Balana, propriétaire de la Plaza de Toros dénommée la «Monumental», a mis le feu aux poudres dans le milieu taurin espagnol, lequel traverse actuellement une mauvaise passe économique. La disparition de ces prestigieuses arènes ­catalanes a également ravivé la polémique entre défenseurs et détracteurs de cette tradition culturelle espagnole.


Construite en 1913, la Monumental, bâtiment emblématique de Barcelone au style d'inspiration mudéjare-byzantine, ne fait plus recette, selon son propriétaire. Aussi célèbre que Las Ventas de Madrid ou la Maestranza de Séville, la Monumental perd à chaque corrida environ 24.000 euros. À l'origine de cette petite mort, la baisse de fréquentation des aficionados n'est pas étonnante dans une région où le spectacle de toro de lidia («de combat») est de plus en plus mal vu. Selon Gallup, la Catalogne est, avec la Galice et les Canaries, la région d'Espagne où les toros laissent le plus indifférents. C'est aussi dans cette région que les groupes antitaurins sont les plus puissants. Il existe même un parti politique antitoro, qui a remporté aux dernières législatives quelque 13.700 voix.




Un spectacle interdit aux mineurs


Le lobby antitoro est très présent au niveau régional comme à la Mairie de Barcelone. Ainsi, les Républicains indépendantistes catalans (ERC) et les écologistes de gauche, alliés des socialistes, ont réussi ces dernières années à ­inclure dans la législation catalane l'interdiction des corridas aux mineurs, même accompagnés d'un adulte. Ils ont obtenu également en avril 2004 que Barcelone soit déclarée ville antitaurine.


Les raisons de cette aversion sont multiples. Il y a bien sûr les défenseurs des animaux, qui mettent en avant les valeurs éthiques d'un tel spectacle. Mais aussi, les nationalistes qui rejettent tout symbole de la patrie espagnole. À leurs yeux, la corrida est l'emblème par excellence de la « fête espagnoliste », qui a lieu en Castille et dans l'Andalousie profonde. Elle est également associée aux quarante ans de dictature franquiste, où la corrida et le football étaient les divertissements préférés du général Franco. Un argument toutefois rejeté par les amants de la corrida, qui mettent en avant la tradition taurine très développée dans le sud de la France (Nîmes, Arles).


« Tout est fait pour dégoûter les habitants de la corrida», enrage Pepito Martinez, membre de la Pena (« groupe ») taurine de la Monumental. Il y a encore quelques années, Barcelone se vantait d'avoir trois prestigieuses arènes. Or, la disparition d'aides municipales ou régionales rend impossible la survie financière de ces établissements, où le prix d'entrée dépasse rarement les 25 euros. « La fermeture de la Monumental est une décision très négative et dangereuse pour le milieu taurin, car elle peut avoir un effet domino et s'étendre au reste de l'Espagne », redoute Luis Alcantara, directeur de l'école taurine espagnole. « On a l'impression qu'ils veulent en finir avec l'une de nos plus belles traditions, alors que nous ne sommes déjà pas au mieux de notre forme», fulmine Juan Pedro Domecq Solis, un des plus importants éleveurs de taureaux de combats. Le monde du toro en Espagne traverse une crise financière sans précédent. Après avoir été touchés de plein fouet par la maladie de la vache folle, puis plus récemment par l'épidémie de la langue bleue, les éleveurs de toro bravo sont dans la mire de l'Union européenne.


À la demande des Verts, l'Europe envisage de retirer la prime spéciale aux propriétaires terriens qui font l'élevage de taureaux destinés aux corridas. « Si en plus, ils nous ferment les arènes, qu'allons-nous ­devenir ? », s'interroge le président de l'association des éleveurs de combats unis, en rappelant que près de 200.000 personnes vivent de l'activité taurine en Espagne, où sont célébrées chaque année près de 5.000 fêtes populaires “lâchers de taureaux dans les rues“ et près de 2.000 spectacles de corridas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://groups.msn.com/protegeonslesanimaux
 
Lente mise à mort des corridas à Barcelone
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» "fétichisme" de torture et mise à mort de chatons
» Une technique de mise à mort assez... particulière...
» STOP à la mise à mort de 500.000 porcs au Chili !
» « Mise à mort des corridas », émission C dans l’air
» Petite mise au point pour tout le monde à propos de l'élevage de souris pour les reptiles

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Protégeons les animaux :: Les maltraitances :: La corrida :: Général-
Sauter vers: