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 Réveillon des hommes, Saint-Barthélémy des animaux

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Arkana
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MessageSujet: Réveillon des hommes, Saint-Barthélémy des animaux   Mar 2 Jan - 15:14

REVEILLON DES HOMMES,
SAINT-BARTHELEMY DES ANIMAUX




Morale et plaisir ne font généralement pas bon ménage. Evoquer lors des réveillons les homards, oies, huîtres, dindes, gibiers et autres victimes collatérales de la gastronomie, expose l’ami des animaux à la dérision ou à l’hostilité de ses interlocuteurs. Nous nous y risquons malgré tout.
Les réjouissances des réveillons sont aussi légitimes que bienvenues. Fêtes du foyer et de la famille, elles nous unissent dans une paix confortable et protégée. Mais dans le monde-marché, Noël et la nouvelle année sont aussi l’occasion s’écouler des nourritures de luxe en quantités industrielles, et de procéder à la lumière des lampions au supplice de millions d’animaux, dévorés jusqu’à l’écoeurement en l’espace de deux soirées. Car s’il y a beaucoup à dire sur l’élevage en général, les sacrifiés des fêtes connaissent une fin particulièrement violente, et dans une indifférence unanime : de même que certains pays revendiquent l’exception culturelle pour les corridas ou les combats de coqs, ainsi l’écrasante majorité d’entre nous pratique l’exception du calendrier, et oublie toute morale face au gueuleton de réveillon.
Qui pleurera les martyrs de notre art culinaire, si peu différents des flingués de la chasse, des écorchés de la fourrure, des exécutés des arènes ? Tous n’ont pour origine que notre plaisir, pris de manière perverse sur le cadavre des bêtes torturées. Le homard par exemple, vit plus d’une centaine d’années au sein d’une structure sociale complexe. Mais qu’il soit un animal ressentant arraché à un système écologique d’une merveilleuse précision n’est pas pertinent pour le réveillonneur. Le crustacé sera le plus souvent ébouillanté, au prix de souffrances intolérables attestées par la lutte qu’il oppose au cours de l’opération. Beaucoup de consommateurs n’y verront même pas une agonie, seulement la préparation d’un produit de consommation. Lui, après la haute mer, aura connu les casiers minuscules, l’entassement des transports, les aquariums des restaurants ou des chaînes de magasins, et parfois quelques jours dans le bac à légumes des réfrigérateurs particuliers.
Les canards à foie gras avalent de force deux fois par jour un demi kilo de maïs, injecté directement dans l’estomac au moyen d’un tube, le tout en cinq secondes. C’est l’équivalent, ainsi que le souligne l’association One Voice, d’un être humain avalant en cinq seconde 12 kilos de spaghettis. L’animal est immobilisé dans une cage minuscule où il développe de multiples lésions. Le monstrueux gavage s’effectue uniquement sur des animaux mâles, avec pour conséquences que les femelles sont exterminées en début de vie, notamment par broyage, ou par asphyxie dans des sacs fermés. Les mâles finiront prostrés, suffoqués par la pression que leur foie surdimensionné exerce sur les poumons. S’ils ne décèdent pas de nécroses, d’inflammations, de perforations de l’œsophage (produites lors de l’intubation), de brûlures (maïs trop chaud), d’asphyxie, d’hypertension, de convulsions, d’une pathologie liée au mauvais fonctionnement du foie malade, du stress ou d’une combinaison de tous ces facteurs, les canards mourants connaîtront l’électrocution et l’égorgement. Leur parente l’oie n’est pas mieux lotie.
La liste est sans fin : gibier abattu dans la terreur et la souffrance par de la racaille à fusils, qui s’autoproclame gestionnaire des populations naturelles ; grenouilles asiatiques agonisant sans pattes, tranchées en deux afin de satisfaire la gloutonnerie de riches gourmets ; dindes ou saumons élevés de manière industrielle, au mépris de tout bien-être animal ou environnemental ; huîtres mâchées ou avalées vivantes après tranchage du muscle adducteur qui tient la coquille fermée. Vu sans le fard de la tradition, cet étalage de cruautés apparaît comme la nausée d’une société pour laquelle la boustifaille justifie tous les excès. Il n’est de souffrance trop élevée pour gâcher notre plaisir, et face à l’assiette farcie de chairs mortes, de foies malades ou de coquilles éventrées révélant le cœur battant de leur occupante, rien n’a d’importance puisque, pour paraphraser une sénatrice française, c’est bon. Et quand c’est bon, comme vous le confirmeront tous les pervers, il n’y a pas de raison de se priver.


Ceci est l'édito du trimestriel décembre-janvier-février d'Animaux en Péril
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