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 Démographie : la vraie vérité qui dérange

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Arkana
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MessageSujet: Démographie : la vraie vérité qui dérange   Lun 7 Jan - 15:26

http://www.notre-planete.info/actualites/lireactus.php?id=1494

Démographie : la vraie vérité qui dérange

Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre.
Tout pacte écologique devrait sous-tendre l’idée d’un pacte antinataliste.


Homo sapiens est la pire espèce invasive. Tant que la flore et la faune poursuivront leur rythme effréné d’extinction conférée, toute création supplémentaire d'un d'entre nous reste injustifiable. Il faut quelque chose de plus qu’un couple pour faire un enfant, il faut au moins une Planète viable. Pour un ami de la Terre, toute abstinence à la procréation humaine, toute pénurie des naissances sont reçues comme de bonnes nouvelles. Sans peur ni reproche du métissage, le renouvellement des générations des pays développés devra se faire par les immigrants. Mais si vous estimez que nous n’avons aucune responsabilité ni vis-à-vis des 11 millions d’enfants qui meurent chaque année avant d’atteindre leur cinquième anniversaire, ni à l’endroit des espèces végétales et animales qui disparaissent à la vitesse grand V, que notre reproduction n’est pas excessive ou en tout cas acquittée de telles accusations, alors oui, faites encore et encore des enfants. Mais faites vite !

Certaines vérités ne dérangent plus parce qu’avec le temps elles sont devenues des tabous de Polichinelle. Parmi celles qui dérangent encore et vraiment, qui mettent mal à l’aise et gênent aux entournures, figure l’ineffable choix antinataliste. Contrairement à toute logique, la décroissance démographique reste un problème épineux, un énorme tabou qui n’ose pas dire son nom, un scandale qui provoque tous les courroux ! C’est à peine si on peut l’ouvrir à propos de la décroissance économique ! Suggérer de modérer la démographie d’un Monde en proie à la surpopulation semble relever de l’outrage, de l’infamie, tant le thème appartient à la langue de bois. C’est du domaine de l’indicible, personne ne veut entendre que nous ne devons plus faire autant de petits. Notre Monde est passé de 250 millions à quasiment 6,7 milliards d’habitants depuis l’an 1 de l’ère chrétienne, notre sacro-sainte référence. En augmentant de 4 milliards, la population planétaire a triplé depuis 1950. Stop, ou encore ? On nous donne la preuve par neuf que la Planète ne pourra pas nourrir 9 milliards de Terriens en 2050 ou 17 milliards en 2100, mais en cyniques populationnistes nous voulons continuer à nous multiplier pour atteindre ces 9 ou 17 milliards de Terriens en 2050 et en 2100 ! Et l’on s’inquiète même des nations qui, en Europe, ne montrent plus la même ardeur à procréer !

Une démographie exponentielle adjointe d’un développement économique infini dans un Monde fini, aux ressources non renouvelables pour l’essentiel, en tout cas ne se régénérant pas au rythme de notre folle croissance, telle est l’effarante formule à laquelle nous sommes ancrés. Nous feignons d’ignorer la finitude d’un Monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche. Nous n’avons nul besoin d’une descendance qui ne recevra en héritage que des lambeaux et des restes. Il y aura toujours suffisamment de candidats pour perpétrer un minimum d’humanité. Je lance un appel au bon sens, au nom des goujats que nous sommes et qui avons tout zigouillé.

Seront-elles donc un jour bonnes à proclamer ces quatre vérités sur le
lapinisme humain ? Probablement, mais trop tard. Pour l’immédiat, nous en
sommes au secourisme et voir mourir l’humain est insupportable, inhumain.
C’est peut-être pourquoi il faudrait dissuader l’humain de trop faire
d’autres humains. Ce qui ne nous est nullement insupportable, par contre,
c’est voir souffrir et mourir les autres espèces, et notamment nos «
mammifères », sacrifiés pour servir et nourrir la cause humaine. Il n’y a
pour ainsi dire pas de fraternité interspécifique positive (commensalisme,
mutualisme, symbiose…), mais strictement négatives (prédation, parasitisme,
pathogénie, antibiose…). C’est aussi dans cet égoïsme écologique, dans cette
couverture outrancièrement tirée à nous, que réside l’une des raisons
majeures du grand déclin annoncé. Malheur à ceux qui ne savent pas partager
! Parce qu’on le sait maintenant, il sera inutile de patienter 4 milliards
d’années pour que le soleil dysfonctionne. D'ici là, l'homme n’aura pas été
remplacé par un surhomme mais par une mouche. Ou bien la vie en tant que
telle aura fatalement disparu du fait de nos géniales erreurs.

Sauver la Planète se résume à une seule et double option : choisir entre
l’homme et Gaïa, en cherchant à désamorcer la bombe démographique. Comme
nous n’avons pas d’autre alternative à la Planète bleue, que nous ne pouvons
donc ni déménager, ni la recharger, le choix est vite fait. La bombe
démographique est pour la biosphère la pire arme de dissuasion massive. Elle
stigmatise le chaos manifeste.

Nous souffrons d’un manque incurable de discernement écologique et nous
voulons satisfaire des exigences anthropocentristes immodérées. Ces erreurs
sont pour l’essentiel l’héritage des religions créationnistes ayant placé,
selon le dogme, la Nature à la discrétion illimitée de l’homme. Les
considérations démographiques ont donc toujours été perçues dans un concept
d’intérêts purement économiques et nombrilistes, strictement repliés sur la
famille ou le pays, de préférence dans une compétitivité cocardière entre
nations. Même le contrôle des naissances n’avait été pensé que dans
l’intérêt du genre humain et non de celui légitime de la Planète et des
espèces compagnes. Comme si nous étions déconnectés de la Terre, comme si
nous vivions sur une île ou un archipel, ou mieux dit dans une arène, sur un
ring ou sur un nuage. C’est un truisme que d’énoncer que la Terre n’est pas
extensible. Le surpeuplement humain est un vrai calvaire pour la planète.
L’avenir ne nous commande plus l’expansion, mais la récession sous forme de
décroissance natale (et économique !).

Quelques générations vouées à seulement un enfant par femme, voire assurer
un soutien financier aux couples qui n’enfanteraient pas, serait le
programme d’une politique courageuse et écoconsciente. On préfère l’option
populiste des allocations familiales, gratification sociale crée en France
après l’hécatombe de 1918, augmenter la mort a toujours historiquement
augmenté la natalité… Au troisième millénaire de notre transit terrestre, de
telles prestations doivent être aperçues comme obsolètes, caduques,
surannées, relevant presque du rétro ou du kitch, mais qui viennent d’être
tout récemment et étrangement instauré en Espagne, comme si l’Espagne
n’était pas solidaire d’une Europe lucide et d’une Planète malade de
l’espèce humaine.

Posséder une famille nombreuse est un délit environnemental, une grave
atteinte à la Planète et à l’avenir commun. On peut régler le sort de
l’homme, non seulement en lui apprenant techniquement à contrôler ses
naissances, mais surtout en le persuadant de le faire par éthique écologique
et planétaire. Question de conscience. Dénoncer l’hyper capitalisme intégré
comme généalogie du saccage et de l'administration de la rareté ne suffit
pas, les institutions doivent planifier à l’échelle mondiale la
soutenabilité des activités humaines par une sage équation du binôme
population et environnement.

La société occidentale consomme à l’excès des ressources naturelles dont
elle n’est pas détentrice et qu’elle extorque aux nations qu’elle domine
tyranniquement. Nous sommes ainsi débiteurs par rapport aux contrées dont
les citoyens exploitent beaucoup moins, comme c’est le cas d’un Indien, d’un
Vietnamien, d’un Péruvien ou d’un Soudanais. Pour continuer à vivre sur les
modes adoptés, un Français nécessite 3 planètes, un Américain quasiment 6,
ce qui projette un besoin moyen de 2 planètes pour un Terrien. Belle leçon
de solidarité planétaire quand on constate qu’Américain s’octroie un droit
de ponction 100 fois supérieur à un Afghan. Difficile ensuite pour un
Occidental de s’arroger le droit de donner des leçons de morale dans des
pays écologiquement éreintés par notre faute, ou de tenter imposer un
apartheid climatique comme ce fut le cas lors de la conférence de Bali. Un
nouveau-né monégasque usurpera sa vie entière sa part amazonienne ou
groenlandaise sans jamais poser un pied ni en Amazonie, ni au Groenland, on
l’a compris. Mais naître en Amazonie ou en Australie présente le méfait
potentiel de menacer directement une biodiversité encore vive et
remarquable. C’est pourquoi les populations des contrées naturelles
présentent le risque rapproché d’une pression plus dommageable encore. On
fera d’autant moins un enfant que l’on habite une région sensible, un des
derniers bastions du capital vert de l’humanité. Le surpeuplement de l’homme
est un antagonisme à la biodiversité. Contrairement à une vue trop hâtive de
la situation planétaire, un enfant de plus à Londres, Mexico ou Hong Kong
sera un moindre préjudice qu’un début de surpeuplement et d’inquisition
humaine d’une Tasmanie ou d’une Papouasie. Restons absents ou absentons-nous
de la Patagonie, du bassin du Congo, de la forêt boréale et de bien d’autres
paradis encore sauvages et de riche naturalité, heureusement souvent peu
hospitaliers pour l’homme. Ménageons les beaux restes du grand catalogue du
Vivant, épargnons les ultimes réservoirs de gènes, les chambres fortes de
biomasse et de stocks de carbone, mettons les prédateurs envahissants que
nous sommes hors d’état de nuire et d’occire les derniers poumons de cette
Terre. L’option du tourisme, même respectueux s’il existe, est un filon tout
à fait négatif. Les régions encore partiellement épargnées n’ont besoin que
d’une chose, de continuer à l’être. Toute présence d’un humain vivant sur le
mode occidental incontournable et incontourné de l’American way of life est
une calamité pour les équilibres naturels et une menace pour les ressources.
Restons chez nous, confions les derniers berceaux de naturalité au savoir
faire millénaire des peuples natifs et n’encombrons de nos progénitures et
de nos futurs intrépides adultes que nos propres maternités, asiles et
services d’urgence !


Dernière édition par le Lun 7 Jan - 15:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Démographie : la vraie vérité qui dérange   Lun 7 Jan - 15:26

La population humaine continue de croître mais à un rythme plus tempéré.
Cette modération est le fait des pays riches industrialisés où le
renouvellement générationnel n'est plus assuré, exception faite des
États-Unis où les populations immigrées se chargent d’entretenir une
incidence démographique en hausse.

L'ONU prévoit une telle baisse démographique appréciable en Allemagne, en
Italie, au Japon, en Russie et dans la plupart des états issus de
l'éclatement de l'ancienne Union soviétique. Mortalité basse et fécondité
extrêmement basse, dans ces conditions, la population de ce groupe de pays,
d'actuellement 1,2 milliard de personnes, ne devrait pas augmenter d'ici à
2050. Une démotivation aux valeurs de la fécondité, une famille éclatée de
plus en plus réduite au couple quand ce n’est pas à un seul parent, une
infertilité masculine croissante et une planification des naissances
majoritairement adoptée sont quelques uns des facteurs limitants. Une autre
cause de cette stabilisation mondiale est la propagation du sida, pandémie
qui réduit le taux de longévité dans des proportions considérables, comme en
Afrique australe où l'espérance de vie a chuté de 62 ans dans les années
1995 à seulement 48 ans pour la période 2000-2005. Ironie du sort ou
instinct de survie contreproductif, la densité humaine sera beaucoup plus
élevée dans les pays pauvres qui éprouvent déjà les pires difficultés à
assurer la sécurité alimentaire de leurs ressortissants. Dans ces contrées,
le contrôle de la natalité est pratiquement inexistant et les familles de
cinq à six enfants sont la norme. Au Burkina Faso, au Congo Brazzaville, au
Burundi et en République démocratique du Congo, en Guinée-Bissau, au Timor
Oriental, au Liberia, en Ouganda, au Mali, au Niger et au Tchad, tout comme
en Afghanistan, les populations vont tripler avant le terme de ce demi
siècle. La courbe générale est donc à un ralentissement de la croissance
démographique et à une lente stabilisation de la population globale, en
comparaison aux vives progressions des cinquante dernières années. En dépit
de cette accalmie, 2050 verra tout de même un effectif minimum de 9
milliards de Terriens, notamment fourni par la Chine et l’Inde. À la même
période, cette dernière nation surpassera la Chine et sera en tête de liste
des pays les plus peuplés. La moitié des humains habiteront alors l’Inde et
la Chine.

Les écologistes, désespérés par l’épuisement des ressources et le déclin des
écosystèmes, font remarquer qu’il nous faudra deux planètes pour survivre.
Dans un autre domaine, ces deux planètes existent déjà, tout le monde sait
bien qu’il y a une planète des riches et une autre des pauvres. La première,
usurpée, n’est pas pour nous déplaire… Un milliard de riches occupe
l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Australie, le Japon et un club très privé de
privilégiés qui règnent tyranniquement sur les pays du Tiers-monde. Ce
milliard de riches cache aussi sa misère (qu’on ne saurait voir) :
Quart-monde dormant sur les trottoirs des quartiers boursiers, Enfants de
Don Quichotte s’adonnant aux joies du camping urbain, gastronomes des restos
du cœur, etc. Le solde de la communauté terrienne, soit un peu plus de 5
milliards et demi de gens dont le pauvre destin est joué d’avance, croupit
dans le reste (et les restes) du Monde. Le premier Monde s’approprie (en
tout bien tout honneur !) les 7/10 de l'énergie, les 4/5 du bois et autant
des produits de la pêche, les 3/4 des métaux, les 5/6 des crédits
d'éducation, les 9/10 des budgets de recherche et de développement, possède
les 3/4 des automobiles, neuf avions sur 10, etc. Voilà des chiffres bien
peu consensuels et équitables qui prouvent l’excessive mainmise du milliard
de privilégiés dont la liberté de puiser et d’épuiser ne s’arrête pas où
commence celle des autres 5 milliards soumis au diktat. Nous garantissons
ainsi aux plus pauvres de continuer à stagner, voire à s’enfoncer, dans leur
état de pauvreté. En terme d’empreinte écologique insoutenable, un
Nord-américain ou un Français valent combien d’Africains ? L'état américain
le moins densément peuplé qu’est le Wyoming (510 000 habitants) émet plus de
CO2 que 69 pays en développement réunis et totalisant 357 millions de
personnes.

Les hectares excessifs que s’octroie chaque habitant chanceux du monde
occidental et qu’illustre le calcul éloquent de l’empreinte écologique sont
usurpés sans la moindre contrepartie au reste du Monde, à celui auquel nous
attribuons des dettes extérieures. Un États-unien ou un Européen ne paie pas
le service que leur rendent les forêts brésiliennes ou africaines en
recyclant leurs émissions de CO2. C’est ainsi qu’il convient de s’interroger
sur un certain nombre d’activités autorisées par le progrès, vocable abusif
car à double sens. Progrès pour les uns, déficit pour les autres.
Savez-vous, par exemple, que l’on importe quotidiennement, par avions gros
porteurs, des chargements de perches du Nil en provenance d’Ouganda et de
fleurs coupées cultivées en Chine et en Afrique orientale vers l'aéroport de
Vatry, dans la Marne (120 000 tonnes de fret par an) ? De tels comportements
ne font jamais la une dans les fourberies des Grenelle de l’écologie, portes
de secours du capitalisme masqué. Inutile de rappeler les dégâts collatéraux
d’activités comme celle de l’exploitation du poisson cité ou de
l’horticulture aux impacts environnementaux et humains néfastes. La
contradiction est flagrante et gênante entre le désir de lutter contre
l’effet de serre et les nécessités du développement économique dans le
concept unilatéral où nos sociétés l’entendent.

La reproduction est un phénomène naturel à toutes les espèces, et notamment
chez celles opportunistes qui s’imposent majoritairement, s’accaparant le
moindre atout pour dominer l’habitat. Cela existe chez les rats, les
cafards, les mouches ou les papillons. L’homme, dont l’instinct est fondu à
la conscience, primate calculateur par excellence, a conceptualisé cette
tendance naturelle afin d’en tirer une stratégie d’avenir tribal, familial,
nombriliste et longévive : celle d’assurer sa descendance, et par là même la
sécurité de ses vieux jours. Avant les progrès du XXe siècle en matière
d’hygiène et de prophylaxie des maladies infectieuses, la mortalité
infantile justifiait une surfécondation, par ailleurs toujours soutenue par
les pouvoirs séculiers inspirés des religions dogmatiques. Les Livres
assurent que le destin des progénitures sera placé sous les auspices de
Dieu. Niaiserie. Jusqu’à preuve du contraire, les progénitures existent mais
les preuves d’un dieu protecteur font défaut. Pandémies, famines ou
massacres belliqueux étaient là pour écrémer le surplus, en appeler chaque
fois à de nouvelles velléités procréatrices et à faire des petits à la
louche.

Imaginons un autre monde…Le même mais à renversé, où nous ne serions plus
dominants mais dominés par une autre espèce de grande taille, où nous
devrions fuir, nous cacher, ne plus respirer quand l’autre se manifeste, où
l’éviction au mieux, l’extinction au pire seraient nos seules issues. Un
enfer. Le bonobo, l’orang-outang ou le gorille, l’un d’eux comme espèce
invasive et de fourvoiement au sein d’une société humaine d’un effectif
modeste, ça vous irait ? Il s’agirait finalement du même monde, toujours
avec Homo sapiens surdoué, mais sans pétrole, non plus dopé par les énergies
fossiles, la pétrochimie qui fit la révolution verte et la multiplication
des pains (ce type d’âge d’or, ou plutôt de toc, les bricoleurs du
monothéisme l’avaient prévu…), mais cette fois à hauteur de seulement un ou
deux petits milliards. Avec quasiment les mêmes inventions, les mêmes
avancées inventives, le même progrès, à quelques techniques près. Mais sur
une Planète envahie, pour telle ou telle raison, par le fléau d’une autre
grande espèce, disons les bonobos par sympathie et proximité spécifique.
Imaginons nos plages et nos cités encombrées de bonobos, imaginons les
bonobos envahissant la cité, s’infiltrant, se fourvoyant pacifiquement
partout. 7 milliards de bonobos intrus … Ce n’est pas la Planète des singes,
c’est notre Planète subissant l’inquisition insupportable du surnombre d’une
autre espèce. Imaginons 7 milliards de rhinocéros, des rhinocéros
envahissant nos hypermarchés, nos pitoyables animaleries. Notre impact sur
les fragiles écosystèmes planétaires est celui d’éléphants dans un magasin
de porcelaine. Voilà ce que nous imposons à la biosphère, sans nous en
rendre compte un seul instant, convaincu que cela est dans la raison
écologique. Eh bien non, ce n’est qu’une erreur, c’est même l’erreur par
excellence.

« Plutôt crever que partager ! » La survie de l’humanité dépend du possible,
et non de l’impossible. L’impossible, c’est une meilleure gestion et
répartition des ressources. On a tout essayé depuis des lustres et même la
morale égalitaire professée par les grands Livres n’a pas donné les
résultats escomptés. Notre espèce génétiquement égoïste ne voit pas très
loin. Et selon les exégètes, c’est tout au contraire la qualité de vie pour
un petit nombre de privilégiés qui va faire l’objet de toutes les prochaines
convoitises, tandis que la croissance démographique et tout le drame
économique qu’elle va enclencher se concentrera sur une fraction restreinte
de la population mondiale : les pauvres. Il y aura une césure nette et
croissante entre un Monde développé sans enfants et un mode sous-développé
absolument démuni pour nourrir et même rafraîchir toutes ses bouches. Le
possible pour cultiver les futurs, c’est d’encourager une mondialisation de
la dénatalité. Certains individus devront abandonner une partie de leurs
libertés, dont celle de procréer à tout va, au bénéfice de la société
universelle. L’éternité de la drôle d’espèce humaine passe par sa
décroissance démographique. On passe ou on casse…
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