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 Lettre de ProAnima contre REACH

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Arkana
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MessageSujet: Lettre de ProAnima contre REACH   Dim 23 Oct - 13:25

De : ProAnima <contact@proanima.asso.fr>
Date : Fri, 21 Oct 2005 19:50:15 +0200
Objet : Copie lettre aux députés

Copie de notre lettre aux députés européens et français, pour information et diffusion

Paris, le 18 octobre 2005.
Monsieur le Député,
Madame la Députée,

Le vote concernant le programme européen REACH (Registration, Evaluation, Autorisation for Chemical products) se tiendra à la Commission européenne le 14 novembre prochain. En tant que citoyens et militants associatifs, nous voulons savoir si vous comptez soutenir un projet fort ou un texte dépourvu de tout impact. REACH représente un espoir pour les citoyens européens, pour leur qualité de vie et celle des générations futures. Les politiques doivent œuvrer pour le bien de tous. Les intérêts particuliers à court terme ne doivent pas compromettre l’intérêt général évident que représente un projet européen tel que REACH. Comment croire en une Europe politique forte si les institutions se laissent influencer par des pressions financières isolées ?

Le Comité scientifique Pro Anima, créé il y a plus de quinze ans avec le soutien du regretté Professeur Théodore MONOD, œuvre pour une évaluation fiable des risques chimiques toxiques. Depuis cinq ans, nous nous battons pour l’adoption de tests scientifiques au sein du programme REACH de l’Union Européenne. Rien n’est joué. D’après le texte de la directive 86-609 CEE, les tests in vitro (substitutifs à l’animal) deviennent obligatoires après validation. Ces alternatives existent et sont réclamées par la majorité des associations, mais on « oublie » de les faire valider.
Selon le Centre d’études des Verts au Parlement Européen, présidé par Marie-Anne ISLER-BEGUIN, députée européenne, il faut améliorer le document et revoir les trop nombreuses exemptions pour l’enregistrement (additifs alimentaires, cosmétiques, instruments médicaux…).

L’objectif, mal défini, est au centre d’une controverse sur le procédé retenu pour l’évaluation des risques chimiques qui prévoit -encore- le recours aux tests sur les animaux pour quelque 100 000 substances chimiques ramenées à 30 000 par les industries. Pour mesurer la toxicité des produits chimiques, nous disposons aujourd’hui d’outils puissants : imagerie, banque de données, biomathématiques, biologie moléculaire, cellulaire, toxicologie moléculaire en particulier. La Commission aurait l’embarras du choix pour encourager ces méthodes bien plus fiables que les tests sur les animaux – vestiges du XIXe siècle - et promouvoir une sécurité sanitaire rigoureuse en Europe.

Le programme REACH représente des enjeux importants. Les scientifiques reconnaissent la corrélation entre l’augmentation depuis 50 ans des cancers et des maladies neurologiques, avec les substances chimiques dans notre environnement. Les exemples abondent. La mortalité par cancer du cerveau en France a été multipliée par 14 entre 35 et 39 ans. Entre 1945 et 1995, le nombre de garçons nés avec des malformations génitales a également beaucoup augmenté. La maladie de Parkinson survient de plus en plus tôt. L’asthme, les allergies et l’autisme sont aussi en augmentation. On révèle également la présence de nombreux produits chimiques dans le cordon ombilical des nouveau-nés. Enfin, une étude diligentée par le WWF démontre que notre sang contient de nombreuses substances chimiques toxiques. Une autre étude réalisée par Green Peace montre que l’air intérieur des habitations contient aussi des substances chimiques toxiques. Ces substances chimiques, peu ou mal évaluées, ont un impact sérieux sur notre santé.

Pour nous à Pro Anima, le programme REACH sera efficace si les tests effectués sur les produits chimiques sont fiables. Sans cela, l’argent des citoyens partira en pure perte, pire, cela entraînera une hécatombe de vies humaines et animales (les tests cliniques sont toujours pratiqués sur l’homme après l’animal). Au contraire, avec des tests modernes, le travail pourrait s’achever en 4 ans et coûter 10 fois moins cher. Des arguments solides plaident en faveur d’une toxicologie scientifique hors « modèle » animal. Nouveaux emplois, économies d’argent, de temps, de moyens et surtout de vies.
En effet, chaque année en France, plus de 200 000 personnes contractent le cancer et 1,3 million de personnes sont hospitalisées victimes d’effets secondaires de médicaments (Bernard KOUCHNER, Le Monde, 13 novembre 1997). Ces médicaments ont pourtant été testés sur les animaux et réputés inoffensifs pour les humains ! Ainsi, le recours au modèle animal comme modèle biologique de l’homme, délivre un faux passeport d’innocuité. Il est à craindre qu’il ne permette que de blanchir des substances toxiques qui, mieux testées, devraient être retirées du marché. Ainsi, le cobaye in fine est l’homme lui-même.

Pour prouver l’efficacité d’une toxicologie scientifique, le comité Pro Anima a voulu hâter le mouvement et démontrer que la toxicologie moderne marche vraiment. Nous avons mis en chantier une étude scientifique de haut niveau pour prouver que de véritables méthodes de tests fiables existent. Un protocole a été mis sur pied avec nos chercheurs et nos partenaires. Une entreprise a été retenue. Un contrat très précis a défini la mission, les délais et le prix. Nous appelons cette étude In Vitro Veritas. Des colorants, des additifs alimentaires et des conservateurs sont en train d’être testés, ainsi que des médicaments retirés du marché. Les résultats de ces travaux seront publiés pour le début de l’année prochaine.

Si le programme REACH intègre et valide les nouveaux tests vraiment scientifiques, nous aurons un réel espoir de régression des véritables causes environnementales du cancer (cancers hormonaux dépendant en particulier) et des maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson…). Sinon, il est à craindre que ce ne soit qu’un leurre pour rassurer les citoyens européens… Et un danger pour les générations à venir.

Espérant que cette lettre trouvera un écho favorable, nous restons à votre entière disposition pour toutes informations complémentaires et pour un entretien à votre convenance.

Avec nos remerciements anticipés pour votre attention, nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Député, Madame la Députée, l’expression de notre sincère considération.

Professeur Jean-François BEQUAIN
Président
P/O Christiane LAUPIE-KOECHLIN
Fondatrice




« Dieu sommeille dans la pierre, bouge dans la plante,
s’anime dans l’animal et aime dans l’homme. »

Proverbe hindou
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